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vendredi 7 décembre 2012

Récital MARCIA MARIA - 2007/2008

Rencontre musicale entre MARCIA MARIA, grande dame de la bossa-nova et Michel THOUSEAU, contrebasse Thierry WAZINIAK, percussions

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La Passion de JEANNE D'ARC

Ciné-Concert en l'Eglise de Beaumont du Lac - 2007 Catherine JAUNIAUX, voix Gaël MEVEL, bandonéon, violoncelle

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Récital Raùl BARBOZA

récital raùl barboza

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vendredi 14 septembre 2012

EN COMPAGNIE D'ARTAUD - 2012

Commentaires et notes de scène
EN COMPAGNIE D’ARTAUD – 13 août - Eymoutiers

Première écoute de la soirée enregistrée…

Tout se tient… Artaud, qui a été lui-même peintre, dessinateur, critique d’art, ethnologue, philosophe, metteur en scène, acteur de théâtre et de cinéma, auteur, poète, visionnaire et cependant mouche, Artaud, qui, malgré la ferraille, s’est dressé et est mort assis, planté en terre saine et lavée… Artaud est là !

Je voulais faire parler quelques uns de ses contemporains, quelques grands qui le considèrent et ont marché sur ses traces, donnant ainsi à cette proposition théâtrale un caractère d'invocation et de compagnonnage, rendre hommage à l'être, celui qu'Artaud a relevé de la foi. Foi en le Verbe, foi en les mots.

Cette fois, la foi y prend nombre d’aspects, mais nous, qui sommes encore vivants, avons préféré n’en considérer que l’humour et l’ironie de la force, honorant ainsi quelques grands de ce monde, ceux qui sont et ont été grands par nature, mais aussi ceux qui ont été brandis par les banques, espérant que les autres, artisans qui tendent encore la vieille toile neuve, trouvent un écho, une consolation, voire un espoir, qui quelque outil, qui certaine nourriture, mais que, dans tous les cas, la simple beauté, par son irradiante et sombre vérité, se dresse manifestée devant l’inextricable bêtise.
Et c’est chose faite car la chose a toujours été faite.
« Il fait étrangement beau car il ne peut plus maintenant que faire beau", disait-il.




Un cri commun sourd aujourd’hui du peuple, celui de l’expression consentie de la liberté à vivre. Pour les peuples opprimés c’est chose simple, il suffit de leur concéder tardivement l’espace de liberté qu’ils réclament pour qu’ils commencent à s’exprimer, mais qu’ils commencent seulement, délimitant ainsi le cadre de leurs prochaines contraintes. Quant aux autres, les pucerons capuchonnés de la consommation, il convient de leur distiller insidieusement l’accoutumance à la punition publique, instaurant ainsi par des exemples que la liberté est mauvaise.

Il pleure de toutes parts et nous, peuples nantis, n’avons même pas la consolation de donner l’exemple du bonheur. C’est de la façon la plus hypocrite que nous prétendons au confort, au progrès.
Comme le dit Deleuze : « Il n’y a pas de mort des arts, pas de mort de la philosophie, ni de la pensée, ni du cinéma… il n’y a que des assassinats. »




Voilà pour la préface de cette proposition musicale et théâtrale : En compagnie d’Artaud. Je voulais que ce soit un accompagnement, un geste ensemble, du compagnonnage, un appel à la fraternité oubliée afin que nous ne l’oubliions pas.

Six textes accompagnés de musique sont présentés :

- un acte pictural de Jean DUBUFFET
- un court entretien de Gilles DELEUZE
- une pensée de Claude REGY
- une rêverie authentique d’Alain GEERBRANT
- une protestation d’Antonin ARTAUD
- puis une imprécation de la même plume

Les six textes ont essentiellement l'art pour sujet et sont émaillés de considérations plus ou moins éclairées que certains ont exprimées sur le vaste et impossible sujet. C'est le peintre Jean Dubuffet qui ouvre la danse par sa recherche de l'expression brute, exténuant sa parole d’une geste névrotique et pictural sur une toile verticalement blanche.




A sa suite, arrive Gilles Deleuze qui, matérialisant au sol un rectangle blanc qui sera, dans la suite du spectacle, l'aire qui recevra Artaud, développe l’idée de Primo Lévi à propos de “la honte d'être un homme”.
Vient en troisième position une vieille femme, de celles que l’on aperçoit par les portes entr’ouvertes des mouroirs et qui continuent de maugréer parce qu’il reste quelque chose d’irrésolu au fond de l’être qui ne peut se manifester que par mots derniers. Certaines peuvent avoir encore des douceurs, d’autres griffent ou crachent mais il y a toujours en elles quelque chose d’ultime et de sincère, quelque lecture terrible à proprement parler dans leurs braises qui se séparent. Cette vieille-là est installée à une table blanche, assise sur une chaise blanche, elle ingurgite et régurgite de la crème Chantilly qu’elle s’est servi elle-même. Mâchoire inférieure bandée par un dentiste castrateur et expert, elle décharge devant nous un extrait du “Livre des Morts” de Claude Régy.




La transition, ce que j’appelle transition est le moyen scénique de manifester physiquement Artaud, la transition donc, s’opère grâce à l’arrivée d’un homme en queue de pie, portant un masque d’oiseau au long bec mais tourné vers le haut, comme une corne de rhinocéros noir qui aurait jailli de son front. Cet homme en frac dit avoir suivi l’enterrement d’Arto. Il s’agit d’Alain Geerbrant qui parle du retournement, et en particulier de celui de la tête du cocher qui conduisait le corbillard. Il mentionne quelques compagnons présents ce jour-là, Georges Braque et Michel Leiris, entre autres. Il disparaît en parlant du désert et des Bédouins, improvisant sur une légende au sujet de la mort d’Ali, le gendre du Prophète.
Lamento de cordes processionnaires sur la mue des grands.




Arrive Antonin assisté de son chat. C’est un animal mort en hiver, parfaitement conservé dans la résine de son corps. N’ayant pas eu à subir la voracité de ce qui grouille au soleil et a faim, il est proprement vitrifié par sa lymphe. Le couple pénètre dans le rectangle préparé par le philosophe, comme il pénétrerait dans n’importe quelle cellule puis s’accroupit, son chat sur les genoux, pour nous transmettre le magnifique texte sur “Les Déportations”. Lorsqu’il quittera l’aire blanche au centre de laquelle il a confié l’animal, oblique en direction du public, il se retournera lui aussi et, de son oeil unique, décidera un sourire mûri qui ne quittera pas la scène tandis que son corps, lui, clairement, la quittera.

Le dernier texte est constitué de certaines notes de l’auteur sur l’approche d’une définition de ce qu’est un poète.
Autour du félin s’est mis à tourner naturellement un couple de chauve-souris, tandis que l’acteur en voix “off” nous livre la préface du “Théâtre et son Double”.
A l’écoute de la bande enregistrée, je découvre une musique sémantique, un chant écrit par la chimie nourrie des corps au delà des organes et qui naît généreusement de l’espace offert par la biologie. Je découvre des articulations évidentes, comme celles qui permettent aux phalanges des doigts, et non à celles des meutes aveugles, de peindre, d’écrire et de modeler. Je découvre qu’avant et après l’homme, on s’amuse beaucoup dans la Nature !

Que les plus belles musiques, les plus beaux textes sont accessibles et perceptibles à ceux qui taisent et qui, en marchant, gravent le sonnet inouï des générations.

La Ciotat – août 2012




LE CASERUS TRIO - août 2012

SOIREE DU CASERUS TRIO
8 août 2012 – Parvis de la Mairie EYMOUTIERS



Jeune ensemble formé par affinité musicale et concordance de vie, le CASERUS TRIO a débarqué en Limousin avec deux voitures rouges chargées jusqu’à la galerie d’instruments, de corps et de matériel. A la descente des véhicules, je m’aperçus qu’ils portaient les mêmes chaussures, des mocassins en simili cuir trop neufs, de la même couleur, avec les mêmes lacets blancs. Etait-ce un signe de reconnaissance ? Etaient-ils sponsorisés ? Cela avait-il quelque chose à voir avec l’éthique du groupe ?

Rapide installation à la maison : qui prend la chambre, qui s’attribue la mezzanine, mais avant tout rassemblement du matériel et des instruments sur l’estrade, rangés, sécurisés et surtout hors du passage. C’est déjà la fin de l’après-midi et je les informe que nous sommes invités à dîner chez notre voisine. Grande tablée avec nos amis du « beau lieu », délicieux et convivial repas.




Le lendemain, la moitié du jour se passe à petit déjeuner, l’un part chercher des croissants, l’autre en trouve devant la porte au passage du boulanger itinérant qui klaxonne. Chacun s’émerveille : à peine fait-on deux pas hors de la maison qu’on découvre le paysage sauvage et verdoyant qu’offre notre hameau de Beaulieu. Passage de chevaux, découverte de la fontaine, visite régulière des chiens qui tiennent le village, apparition ça et là de quelques voisins, disparition momentanée de celui ou celle qui va faire sa toilette, va-et-vient incessant et sympathique du à l’enthousiasme de se trouver ensemble et pour eux d’être « en tournée ». Puis installation sur l’estrade de la formation complète pour une répétition avant le concert du soir.




Les voisins dirent quelques jours plus tard avoir entendu une belle voix et que ça venait de chez nous, qu’ils avaient bien reconnu une vraie voix et non une voix enregistrée, que c’était sûrement la jeune fille brune qui était dans le village mercredi, celle arrivée en voitures rouges avec trois garçons... Cela ne vous a pas trop dérangés ? Quand la musique est bonne, répondirent-ils, cela ne nous dérange jamais, et puis il faut bien vivre, non mais !

Il va être six heures, je les préviens qu’Axel et moi partons devant en scooter et qu’on se rejoint au pied de la Collégiale, dans la ruelle en contre-bas, devant le Potron-Minet, qu’on va installer les chaises, les panneaux et placer les barrières pour le public.




Tout est lisse et se déroule comme prévu. Pol, le barman et cuisinier, est fin prêt, c’est-à-dire à la bourre, mais il aime travailler comme ça, ça le boOste ! Le matériel de signalisation a été aligné contre le mur comme convenu, reste à installer tout ça dans les normes et les règles de l’art, on agit comme on croit bon. De toute façon un employé municipal passera bientôt ajuster nos improvisations. C’est alors que les véhicules rouges des musiciens s’engagent dans le sens interdit, bloquant plus ou moins la rue. Portes ouvertes, ils découvrent le site avec admiration, en testent la résonance en déchargeant instruments, câbles, pupitres et autres. Tout se fait naturellement et dans la bonne humeur.




Le concert est prévu à 19h30 et je suis étonné de voir plusieurs groupes de personnes dès 19h. Heureusement tout est prêt : ma petite table, où trônent la caisse et le tampon de 7AC qui sert à marquer les billets d’entrée, est installée, les plaquettes du festival sont en éventail, bien en vue, les bougies sur les tables, les chaises autour des tables, les tables en regard de la scène... Jusqu’à 20h le public ne cessera pas d’arriver, par deux, par trois jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune place assise. Les retardataires resteront debout. Le bar s’est rempli : la musique peut commencer.

Thomas et ses deux complices entament quelques sets avant qu’apparaisse « en vedette américaine » l’attendue Emma. Pour les avoir écoutés lors d’un anniversaire à Paris en juin dernier, je prévoyais l’impact émotionnel que produirait la voix d’Emma sur un public de connaisseurs, car ils étaient venus nombreux ceux qui aiment vraiment le jazz ! L’effet fut quasi immédiat, plus un corps ne bougeait face à cette voix limpide et sans effets. Pas de vibrato excessif. D’ailleurs, pas de vibrato du tout. Les mots sortaient comme pensés et chantés pour la première fois. On pouvait comprendre pourquoi telle ou telle chanson avait été composée. Emma représentait alors toutes les femmes qui ont inspiré ces mélodies et son innocence attirait encore toutes les inspirations. Dès la première chanson elle reçut un tollé d’applaudissements.




Installé à ma petite table, je ne reçus pas moins de dix personnes venues tour à tour me demander qui était cette jeune chanteuse et qui étaient ces trois musiciens pleins de talent. Un ami américain me demanda même de retarder la deuxième partie afin qu’il puisse retourner chez lui dire à sa femme de venir écouter ça. Je le prévins qu’il n’y avait aucun entr’acte. Il dévala la rue de la Collégiale, passa le pont de chemin de fer, grimpa jusqu’à son domicile et revint dix minutes plus tard accompagné de sa femme qui tendait déjà l’oreille en montant la rue quatre à quatre. Les amis jazzy tendaient l’oreille et leur verdict ne se fit pas attendre : quelle voix ! Quels musiciens ! Emma, à la demande du public, a repris trois chansons.




C’était le premier concert sous contrat du CASERUS TRIO ! Tout le monde a souhaité que ce soit le début d’une longue carrière pour ces sympathiques et talentueux musiciens. Quelques uns leur dirent cependant qu’ils ne seraient pas toujours reçus comme ça !

Pol avait dressé une grande table dans le bar et préparé un dîner copieux et délicieux.

Le lendemain, après le déjeuner, les deux voitures rouges reprirent leur chemin. Bordeaux semblait être leur prochaine destination estivale...



mercredi 25 janvier 2012

DEADLINE NOW - Companhia PERSONA - 2007

DEADLINE NOW

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mardi 21 septembre 2010

HELIO - TROPE / 2010

Réalisation : Marc-Henri LAMANDE / prise de vue : Romain VIELLE

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dimanche 19 septembre 2010

APPARENCE - 2010

Création cinématographique de la Cie 7AC

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LES GUTA - 2010

Musique des Balkans - Parvis de l'Eglise de St Amand le Petit

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samedi 7 novembre 2009

Z'HOMME - 2009

création cinématographique de la Cie 7AC - réalisation Romain VIELLE et Léo LAHEURTE

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lundi 19 octobre 2009

MARIONNETTES APOKELLEN - 2009

Au Moulin de Barthout et dans la rue les marionnettes magiques de Sergio Barrios - Chili

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dimanche 27 septembre 2009

ZOOLOOP PROJECT - 2009

Marc ROQUES & Guillaume GARGAUD au Moulin de Barthout - EYMOUTIERS

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vendredi 25 septembre 2009

MATEUS EMILIO BATISTA & MICHEL THOUSEAU - 2009

Eglise de Beaumont du Lac - 9 août 2009 Parvis de la Collégiale d'EYMOUTIERS - 11 août 2009

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mercredi 16 septembre 2009

DEVIL'S DREAM - 2009

VEILLEE IRLANDAISE du 8 août 2009 à St Amand le Petit

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mardi 15 septembre 2009

BERTRAND DAZIN & THOMAS DUNFORD - 2009

en l'Eglise de St Julien le Petit le vendredi 14 août 2009

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